Démissionner tout en s’assurant de bénéficier des allocations chômage peut sembler être un défi de taille. Malgré les apparences, il existe des solutions et des étapes précises à suivre pour transformer une démission en une opportunité de création d’entreprise ou de reconversion professionnelle tout en sécurisant ses droits à l’allocation de retour à l’emploi (ARE). Depuis 2019, les conditions pour bénéficier de ce dispositif ont évolué, permettant à plusieurs travailleurs de faire le grand saut sans craindre une absence de revenus.
Pour garantir l’ouverture de droits au chômage après une démission, il est essentiel de respecter une procédure en plusieurs étapes. Cela commence par vérifier l’éligibilité aux aides, puis solliciter un Conseil en Évolution Professionnelle (CEP), élaborer un dossier complet pour « Transitions Pro » et attendre leur validation avant de quitter officiellement son emploi. En suivant ces étapes rigoureusement, les démissionnaires peuvent non seulement obtenir des allocations chômage, mais aussi faciliter une transition professionnelle plus douce.
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Préparer sa démission pour assurer le droit au chômage
Le processus de démission pour une reconversion professionnelle ou une création d’entreprise avec droit au chômage commence avec la vérification de son éligibilité. Pour bénéficier de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE), certaines conditions doivent être remplies. Il est primordial d’être sous un contrat à durée indéterminée (CDI) et d’avoir exercé une activité continue pendant 1300 jours au cours des 60 mois précédant la démission. Ce critère garantit une certaine continuité professionnelle nécessaire pour être éligible.
Le rôle crucial du Conseil en évolution professionnelle
Une fois l’éligibilité confirmée, l’étape suivante consiste à solliciter un Conseil en Évolution Professionnelle (CEP). Ce service gratuit et personnalisé est essentiel pour structurer son projet professionnel. En contactant l’APEC pour les cadres ou Cap Emploi pour ceux en situation de handicap, l’accompagnement devient plus accessible et adapté aux besoins de chacun. Ce soutien permet de mieux analyser les risques et d’anticiper les futures étapes.
Élaborer et soumettre son projet professionnel
Le rôle du CEP ne s’arrête pas à une simple consultation. C’est avec lui que vous allez élaborer un dossier solide prouvant le caractère réel et sérieux de votre projet. Ce document inclut une évaluation des risques financiers, des études de marché, ainsi que les démarches et stratégies pour atteindre vos objectifs. Ces éléments sont indispensables pour convaincre la commission « Transitions Pro » qui valide la conversion de votre démarche.
L’envoi du dossier à « Transitions Pro »
Une fois le dossier dûment préparé, il est impératif de l’envoyer à la commission paritaire interprofessionnelle régionale, appelée « Transitions Pro ». Cette entité joue un rôle décisif dans l’acceptation ou le refus du dossier. Elle dispose de deux mois pour se prononcer. Réussir cette étape est déterminant pour s’assurer de percevoir les allocations chômage après la démission.
De la validation à la démission : les étapes clés

Après validation de votre projet par « Transitions Pro », l’étape de la démission devient enfin accessible. Ce moment crucial doit être bien synchronisé pour éviter des complications financières inattendues. En respectant le délai imparti, généralement de six mois pour démissionner après obtention de l’attestation de projet, vous sécurisez vos droits aux allocations chômage.
Enregistrement à France Travail pour activer les droits aux ARE
Pour toucher les allocations, il est obligatoire de s’inscrire sur les listes de demandeurs d’emploi via la plateforme France Travail (anciennement Pôle emploi). Inscription rapide et vérification des critères ouvrant droit aux allocations sont les clés pour débuter cette nouvelle phase professionnelle tout en bénéficiant de la sécurité financière offerte par l’allocation ARE.
Créer une entreprise après la démission
Une fois inscrit chez France Travail, commence la concrétisation de votre projet d’entreprise. Vous disposez de six mois pour amorcer le lancement, sinon vos droits aux allocations risquent d’être suspendus. Ce délai impose une préparation minutieuse pour éviter de se retrouver sans ressources.https://www.youtube.com/embed/h5n5Tc6Wbqs
L’ACRE et autres aides disponibles
Les aides telles que l’ACRE sont essentielles pour alléger les charges lors du début de votre activité. Accessible aux microentrepreneurs et autres formes d’entreprise, elle doit être sollicitée dès le lancement du projet. Même si l’acquisition de l’ACRE dépend de conditions précises, elle n’est pas l’unique aide à la disposition des entrepreneurs. L’ARCE et le dispositif NACRE sont autant de supports financiers pour faciliter la transition vers l’indépendance professionnelle.
